
2026 Dr A. Capelle: Le THM réhabilité
L’Etude américaine qui a mis un frein à prescription la 𝑾𝑯𝑰 𝒂𝒏𝒏𝒐𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒕 en 2002 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝑻𝑯𝑴 𝒂𝒗𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒗𝒆𝒔, augmentant cancer du sein et infarctus du myocarde.
Les femmes ont pris peur, elles ont arrêté leur THM en se privant du seul traitement efficace pour protéger leur cerveau, leur coeur, leurs artères, leur intimité
Le THM n’est pas que 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭 De nombreux médecins ont aussi arrêté de prescrire. Alors qu’ils voyaient bien les bénéfices pour les femmes sous œstrogènes, mieux dans leur vie, dans leur tête, dans leur couple. Elles dormaient mieux, avec une plus jolie peau.
En réalité la WHI est une étude américaine, qui avait étudié les effets d’œstrogènes équins à des doses de cheval, administrés à des femmes américaines, donc avec un métabolisme très différent des femmes françaises.. Leur âge moyen était de 63 ans donc elles étaient ménopausées depuis 10 à 20 ans. 34% d’entre elles étaient obèses avec IMC > 30 et environ la moitié sous antihypertenseurs. Elles cumulaient donc les facteurs de risque. Ces hormones n’ont rien en commun avec le protocole dit "à la française" ni avec la femme française.
Le 𝟏𝟎 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓
Le commissaire de la FDA (food and drug administration, qui correspond aux EU à l’agence nationale du médicament en France) le docteur Marty Makary, chirurgien oncologue, a annoncé publiquement avec humilité que la FDA s’était trompée, il y a 20 ans.
Qu’elle retire aujourd'hui les mises en garde injustifiées contre les traitements substitutifs de la ménopause..
Il a annoncé qu’ « 𝐢𝐥 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐓𝐇S 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐥𝐥𝐞 ».
Les œstrogènes protègent les artères, le cœur, le cerveau, le métabolisme, ils ralentissent l’ostéoporose, ils donnent une belle peau et permettent une intimité qui fonctionne bien.
La carence en œstrogène est à l’origine d’une altération des fonctions cognitives : capacité de mémorisation et fluence/performance verbale : c’est ce qu’on appelle le brouillard mental à la ménopause. Ainsi que de troubles de la thermorégulation à l’origine des bouffées vasomotrices càd, les bouffées de chaleur et les sueurs froides.
La progestérone protège l’utérus des effets des œstrogènes. Et la Testostérone a un effet sur le cerveau, sur les muscles, les articulations et le désir.
Ce sont des œstrogènes bio-identiques et de la progestérone naturelle : Pour les œstrogènes c’est une forme cutanée donc en patch ou en gel à appliquer sur les avant bras .. ou les cuisses ou le ventre. Et une capsule de progestérone à avaler ou insérer au fond du vagin au coucher. Les femmes qui n’ont plus d’utérus n’ont pas besoin de prendre de la progestérone, les œstrogènes seuls suffisent.
(Ces hormones existent sous forme comprimé mais il existe un surrisque vasculaire parce qu’ils sont métabolisés une 1ère fois par le foie..)
Ce THM est à mettre en place … le plus tôt possible à la ménopause ou bien même pendant la périménopause. On peut le prescrire pendant 10 ans ou + car on sait que les bénéfices sont + grands à en prendre qu’à les arrêter donc aujourd’hui…. Il n’y a plus de date limite.
Donc un THM bien prescrit c’est avant 10 ans de ménopause, il protège alors le cœur les artères les os le cerveau et l’intimité. Il protège du diabète type 2 et baisse le risque de cancer de l’estomac, du colon, du foie, du pancréas et de l’œsophage.
Il ne donne pas + d’infarctus ou d’AVC ou de cancer, en particulier pas + de cancer du sein. (Ce THM peut révéler un cancer déjà présent, le sein saura mieux se protéger) Bien sûr le bilan initial comprend toujours une 1ère consultation qui fait le point sur la santé de la femme, ses souhaits, ses symptômes, une prise de sang, un examen gynécologique, une mammographie, une prise de la TA … et une fois prescrit, une consultation à 3 mois pour réévaluer le traitement et ensuite tous les ans.
Les antécédents d’AVC, d’infarctus, de phlébite profonde et d’embolie pulmonaire, les hyperlipidémies sévères et l’HTA grave (et cancer sein et cancer hormonodépendant). Les facteurs de risque cardiovasculaires étaient des CI relatives…., dont une HTA équilibrée, l’obésité, le tabac, le diabète. On prescrivait le THM avec beaucoup de précaution : la + faible dose possible, le moins longtemps possible et dans tous les cas .. pas au de là de 5 ans..
Depuis la WHI en 2002, on a suivi de nombreuses femmes de partout dans le monde et en France : par ex l’étude E3N en france, a suivi 100 000 femmes par ex… Une étude anglaise très récente publiée dans Menopause journal en 2025 auprès de 25 experts internationaux, via une méthode très rigoureuse fait le point :
Aujourd’hui les seules contre-indications actuelles sont: Si la femme a fait un AVC ou une embolie pulmonaire il y a moins d’1 an, ou si elle a cancer en cours, si elle a fait une phlébite profonde il y a moins d’1 an, ou une HTA non contrôlée ou une maladie hépatique.
Idéalement on prescrirait de la TESTOSTERONE aussi … Pour le moment seules l’Australie et la Nouvelle Zélande ont l’AMM pour une prescription de testostérone chez la femme… si les signes de perte de concentration et mémorisation persistent malgré le THM. Il n’y a pas encore de produit disponible en France pour des dosages adéquats pour la femme.
Et pour celles qui ont traversé un cancer du sein, c’est vraiment important de poser la question au gynécologue AUJOURD’HUI… Parce qu'on sait maintenant que tous les œstrogènes ne se valent pas, tous les cancers du sein n’ont pas le même protocole, chaque femme est unique. Il pourra poser la question en « staff de concertation Onco -gynécologique »
Aujourd’hui un antécédent familial n’est plus une contre-indication absolue, une femme qui porte un gène BRCA1 ou 2 plus une contre-indication non plus. On sait aussi que si la femme fait un cancer du sein et qu’elle avait pris un THM avant, elle se défendra beaucoup mieux contre la maladie.
Aucune donnée ne montre une hausse du risque de récidive de cancer du sein, ils sont recommandés, y compris chez les femmes sous hormonothérapie (tamoxifene ou inh de l’aromatase)
Les œstrogènes vaginaux ne sont quasiment pas absorbés dans le sang, et soulagent grandement la sécheresse, les brûlures, la douleur, les infections…
Et pour finir …. la testostérone peut-être prescrite aussi sous forme transdermique après un cancer du sein, On a des études très sérieuses qui nous confirment que la testostérone n’est pas transformée en œstrogène, qu’elle n’augmente PAS le risque de récidive.
Elle aide pour la libido, la vitalité l’humeur et le métabolisme.
Voilà, vous savez tout.
Informez les femmes autour de vous pour mieux vivre ensemble, longtemps et bien dans son corps. Dans notre époque !